Le lait est un liquide biologique comestible généralement de couleur blanchâtre produit par les glandes mammaires des mammifères femelles. Riche en lactose, il est la principale source de nutriments pour les jeunes mammifères avant qu’ils puissent digérer d’autres types d’aliments. Le lait en début de lactation contient le colostrum, qui porte les anticorps de la mère afin de réduire le risque de nombreuses maladies chez le nouveau-né. Il contient également de nombreux autres nutriments. Ce lait assure au « bébé » une croissance optimal jusqu’à son sevrage. Quelques chiffres :

  • Les lapereaux doublent leur poids en 6 jours
  • Les chatons doublent leur poids en 9 jours
  • Le veau double son poids en 47 jours et atteint plusieurs centaines de kilos après quelques années
  • Le bébé (humain) double son poids en 180 jours

L’histoire du lait

Outre l’usage du lait maternel, les données de l’archéozoologie indiquent que l’exploitation du lait des vaches, des brebis et des chèvres est devenue monnaie courante au cours du 9e millénaire av. J.‑C. et les chèvres au cours du 8e millénaire av. J.‑C.

Les espèces étaient d’abord exploitées pour le transport et le travail de force (bât et traction) ainsi que leur lait alors que la production de viande lors de leur domestication est encore principalement assurée par la chasse.

Au 7e millénaire av. J.‑C., il existe des troupeaux de bétail dans certaines parties de la Turquie actuelle et des traces de lait ont été retrouvées sur des fragments de poteries de cette époque. Des résidus organiques de lait sur des fragments de poteries indiquent que l’on consommait du lait il y a 7 000 ans en Europe de l’Est et il y a 5 000 ans dans les Îles britanniques, au Néolithique.

L’utilisation de fromage et de beurre s’est répandue en Europe et dans quelques parties de l’Asie et de l’Afrique. Les vaches domestiques, qui existaient déjà dans une grande partie de l’Eurasie, ont été alors introduites dans les colonies de l’Europe à l’époque des grandes explorations.

Aujourd’hui, l’usage du lait des animaux (eux-mêmes mammifères) domestiques est couramment constaté à tous les âges et de façon diversifiée par certaines populations du globe : utilisation en fonction des lieux de lait de vache, brebis, chèvre, jument, dri (yak), chamelle, dromadaire, bufflonne, renne, etc.

  • Selon le CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière):

Vecteur de vie, d’abondance voire de richesse, le lait est doté d’une charge symbolique très forte, intiment liée à la sphère religieuse, aux mythes et aux croyances.
Au-delà des symboles sociologiques, le lait et les produits laitiers jouissent dans l’hexagone d’une image valorisante alliant santé, plaisir, gastronomie et modernité.


Sa composition nutritionnelle

Connu principalement pour son calcium, il renferme également d’autres nutriments :

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D’après les données du CIQUAL (table de composition des aliments), les aliments les plus riches en calcium sont les produits laitiers, les légumineuses et fruits à coque, les produits céréaliers, certains légumes feuilles (choux, bettes, épinards, etc.), les fruits de mer et certaines eaux dures.* Le calcium est un constituant majeur de l’os et le minéral le plus abondant de l’organisme (1 à 2 % du poids corporel). Il est impliqué le contrôle de la contraction musculaire, la transmission nerveuse, la fonction vasculaire et la coagulation. Il joue un rôle clé dans la minéralisation du squelette, ainsi que dans de nombreuses fonctions biologiques telles que la contraction musculaire, l’excitabilité neuromusculaire, la vaso-motricité, la coagulation sanguine, la perméabilité membranaire, la libération d’hormones, l’activation d’enzymes ainsi que la signalisation cellulaire. 

Les besoins en calcium

La référence populationnelle a été arrondi à 800 mg pour le besoin moyen en calcium par jour. L’IOM (Institute Of Medecine) a estimé qu’après 50 ans, le besoin moyen n’était pas modifié chez les hommes mais a proposé   d’augmenter la recommandation de 200 mg/j pour la population féminine, pour limiter la baisse de densité minérale osseuse (IOM 2011).

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) constate que des valeurs de 500 mg de calcium par jour n’entraînent pas toujours de carence, en particulier dans les pays en développement.


Les problématiques actuelles

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Le « débat »

« POUR »

Le Dr. Jean-Marie Bourre est un infatigable défenseur de l’alimentation traditionnelle et de l’agroalimentaire. Il met en avant les sélections restrictives de références effectuées par les détracteurs du lait de vache, et remarque que ces informations sur les effets pervers du lait ont parfois conduit au remplacement de celui-ci par des produits inadaptés à l’alimentation des enfants, tels que le lait végétal.


« CONTRE »

« On ne peut pas allumer la télévision sans entendre des publicités suggérant que le lait favorise des os forts. Les publicités ne mentionnent pas que seulement 30% du calcium contenu dans le lait est absorbé par le corps, ou que l’ostéoporose est fréquente parmi les buveurs de lait. Ils ne vous aident pas non plus à corriger les causes réelles de la perte osseuse » – Dr Neal Barnard (Président du « Physicians Committee for Responsible Medicine »)

Thierry Souccar est le principal détracteur du lait en France. Il affirme que la caséine du lait, son calcium ainsi que certaines hormones qu’il contient pourraient contribuer à l’émergence de maladies graves comme le diabète de type I chez l’enfant, la sclérose en plaques, le cancer et même l’ostéoporose, que le lait est censé prévenir.

La raison de cette désinformation ?… L’industrie laitière a infiltré la plupart des organismes officiels de recherche et/ou de communication sur les rapports entre la nourriture et la santé. Voici quelques exemples tirés du livre « Lait, mensonges et propagande » de Thierry Souccar (directeur de la rédaction des sites lanutrition.fr et sante.nouvelobs.com ; responsable des questions de santé et nutrition pour Sciences et Avenir depuis 1994 ; membre de l’American College of Nutrition) :

« En France, l’industrie laitière assure une large part du financement de l’Institut Français pour la Nutrition (IFN), une structure très influente auprès des pouvoirs publics, et qui organise notamment des colloques sur le rôle des aliments transformés sur la santé (aliments fabriqués par les bâilleurs de fonds de l’IFN…). Les grands de l’industrie laitière ont aussi fondé leurs propres « conseils scientifiques », qui communiquent ensuite les messages des producteurs et distributeurs de lait, sous une forme très « officielle » au grand public, aux médecins, et conseillent même les organisations de santé nationales et européennes. C’est le cas par exemple du CERIN (Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles), un nom bien rassurant et quasi-officiel, qui leurre chaque année des journalistes, et jusqu’à la Commission Européenne, un temps persuadée que CERIN était un organisme officiel ! La direction du Programme National Nutrition Santé (PNNS), une émanation des ministères de la Santé, de l’Education Nationale et de l’Agriculture, a été confiée en 1999 à un médecin siégeant à l’Institut Candia. Dès l’année suivante, le PNNS se fixait comme objectif prioritaire « d’augmenter la consommation de calcium » chez les Français, en consommant notamment « trois produits laitiers par jour »… »

Le scandale du conflit d’intérêt, révélé en 2007 par la première édition du livre de Thierry Souccar, a poussé le « premier responsable de la nutrition française » a renoncer enfin à siéger chez Candia… En 2005, sur les 29 membres du comité d’experts en nutrition humaine de l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), c’est-à-dire le comité chargé de conseiller les Français sur leur alimentation, 20 avaient des liens de collaboration avec l’industrie laitière. 13 de ces experts travaillaient avec Danone. Le Président du comité lui-même siégeait au conseil scientifique de Nestlé France… »


En conclusion

Le sujet du lait et des produits laitiers reste un vaste débat encore à ce jour! (Bien que commencé depuis quelques années déjà). Au niveau nutritionnel, une seule étude comme expliqué précédemment démontre une augmentation du risque des cancers de la prostate (dans le cadre d’une consommation importante).

Cependant, au niveau écologique tout comme éthique voir politique, une consommation réduite peut être intéressante sachant qu’il y a peu de chance d’avoir une carence en calcium dans le cadre d’une alimentation équilibrée, d’autres sources existent (voir tableau ci-après).

L’ANSES a publier en Décembre 2016 une « Révision des repères de consommation alimentaires (Rapport d’expertise collective, décembre 2016) » recommandant une consommation journalière de :

  • 30g de fromage maximum ;
  • 1 dessert lacté sucré (Danette, Mont Blanc …) maximum ;
  • 1 yaourt nature ;
  • 250g de lait.

Vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour devenir acteur de votre santé …


ANNEXES

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SOURCES

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