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Nos modes de consommation influent de manière importante sur notre environnement. Consommer « responsable » ou consommer « pragmatique » va en effet favoriser soit une économie locale garante du maintien du développement et des liens sociaux d’un territoire, soit une économie mondialisée, propice aux excès et aux trafics, où l’homme est souvent ignoré.


LES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT

L’alimentation, tout au long de son cycle de vie (production, transformation, emballage, conservation et stockage, transport, etc.), est la source la plus importante d’émissions de gaz à effet de serre lié à la vie quotidienne du citoyen français moyen, avec 30% de l’impact total, devant le transport individuel (20%) et l’habitat (18%).

Les études menées sur ce sujet dans plusieurs pays ont ainsi montré qu’un repas moyen parcourait en moyenne 3 000 kilomètres, soit 25% de plus qu’en 1980.

Un trajet sur cinq, en ville, est lié aux achats. Nous prenons de plus en plus la voiture pour faire des achats au coin de la rue, chez le boulanger ou le boucher !

Sous l’effet de la standardisation de notre alimentation, la moitié des races animales qui existaient en Europe au début du vingtième siècle ont disparu ; en un siècle, les Etats-Unis ont perdu 93% de leurs produits agricoles, et l’Europe presque 85% ; et dans le monde, 95% des variétés de choux, 91% des maïs de plein champ, 94% des petits pois et 81% des tomates ont disparu.

LES IMPACTS NUTRITIONNELS

  • Selon la DGCCRF, 52,1 % des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides (chiffres 2007). Les poivrons, les tomates, les laitues, les fraises, les mandarines et les raisins sont les plus concernés. La France reste le mauvais élève de l’Europe dans ce domaine.
  • Les protéines étaient à 80% végétales il y a un siècle et sont à 80% animales aujourd’hui.
  • Près d’un milliard de personnes sont sous alimentées aujourd’hui, soit 1 être sur 7 dans le monde, et l’envolée du prix des denrées en fragilise 100 millions de plus.

LES SOLUTIONS POSSIBLES

  1. Faire attention aux étiquettes
  2. Consommer local & de saison
  3. Consommer des produits frais
  4. Réduire les emballages
  5. Consommer bio et/ou équitable
  6. Diminuer sa consommation de viande rouge
  7. Eviter le gaspillage alimentaire

LES ÉTIQUETTES

Les fabricants accumulent les informations nutritionnelles et environnementales, les labels de qualité sociale ou mais aussi les allégations trompeuses qui encombrent les emballages. Pour les plus reconnu :

  1. Le logo AB (Agriculture Biologique),
  2. Nature & Progrès ou Démeter,
  3. Sur le commerce équitable : les marques Max Havelaar, Artisans du Monde ou Bioéquitable.

CONSOMMER LOCAL & DE SAISON

Les études menées sur ce sujet dans plusieurs pays ont ainsi montré que les trajets, mis bout à bout, parcourus par les composants d’un seul yaourt (fraise, lait, plastique, étiquette…) pouvaient atteindre 9000km !

Alors que près de 7 000 espèces végétales ont été cultivées depuis le début de l’humanité, 15 variétés de plantes et 8 variétés animales seulement fournissent aujourd’hui 90% des ressources alimentaires de la planète. Cette uniformisation pose le problème de la perte des saveurs et de l’appauvrissement culturel, mais également celui de la dépendance à quelques variétés alimentaires lorsque celles-ci se trouvent menacées par un agent pathogène, un insecte ravageur ou un aléa climatique.

  1. On aiguise sa curiosité en privilégiant les variétés anciennes de légumes,
  2. Mais aussi les AOC (caractéristiques d’un terroir et d’un savoir-faire traditionnel, les spécialités régionales),
  3. On favorise les produits locaux, qui sont généralement plus frais, meilleurs, davantage chargés d’histoires et de culture… mais aussi plus écologiques (leur fabrication est moins industrialisée, ils ont moins voyagé et de ce fait ont moins besoin d’être traités après récolte, s’il s’agit de fruits et légumes).
  4. On varie donc autant que possible son alimentation et ses achats.

CONSOMMER DES PRODUITS FRAIS

Les produits « bruts » (des légumes et fruits frais en vrac ou de la viande fraîche) ne représentent plus que 20% du budget alimentaire. Le reste des dépenses est consacré à des productions de l’industrie agro-alimentaire : pâtes, conserves, surgelés, plats préparés, produits surgelés, biscuits et confiseries, boissons, etc. Or ces industries consomment de l’énergie en direct, et donc émettent des gaz à effet de serre qui alourdissent d’autant le bilan environnemental des produits qu’on achète. La production d’un aliment surgelé demande ainsi jusqu’à 10 fois plus d’énergie que son équivalent frais, de sorte que, comme le dit Jean-Marc Jancovici, « dans une pizza surgelée, il y a bien plus de pétrole que de jambon ! »

  • RÉDUIRE LES EMBALLAGES

Cette inflation des suremballages est doublement néfaste pour l’environnement et pour le porte-monnaie des consommateurs… Donc, quand on a le choix entre plusieurs produits :

  1. On tente de privilégier les formats familiaux,  les éco-recharges, les produits concentrés ou à diluer, et les produits vendus au détail ou en vrac.
  2. On évite autant que possible les produits vendus en portion individuelle ou les mini-doses.
  3. On préfère toujours, lorsque cela est possible, les emballages en matériaux renouvelables, recyclés et/ou recyclables.
  4. Pour finir, on trie ses déchets.
  • CONSOMMER BIO ET/OU ÉQUITABLE SUR QUELQUES PRODUITS DE BASE AU MOINS

On trouve désormais quelques produits frais bio (fruits et légumes notamment) en grande surface : ils sont certes souvent emballés pour assurer leur traçabilité jusqu’au bout, et si on préfère se passer de l’emballage, ils existent en vrac dans les magasins bio spécialisés.

  • DIMINUER SA CONSOMMATION DE VIANDE ROUGE

Autrefois aliment de luxe réservé aux grandes occasions et aux familles aisées, la viande a vu sa consommation plus que doubler depuis cinquante ans. Pour faire face à cette demande, la production a évolué au profit d’élevages spécialisés et intensifs : aujourd’hui 90% des veaux produits en France proviennent d’élevages industriels, qui utilisent les ressources naturelles de façon inefficaces. Il faut 10 kilos de céréales pour produire un kilo de viande bovine, 5 kilos pour produire un kilo de viande de porc et 2 kilos pour produire un kilo de viande de poulet.

  1. On réduit sa consommation de viande, notamment rouge.
  2. On préfère les viandes moins intensives en CO2 (poulet, canard, porc)
  3. On privilégie si possible les viandes bio, produites localement (ce qui limite déjà le transport et les émissions de CO2 qu’il génère).
  • EVITER LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

  1. Planifier ses courses (faire une liste de produits à acheter en fonction de ce qui  reste dans le frigo ou les placards, en évaluant les justes quantités nécessaires, éviter de se laisser tenter par les promotions…),
  2. Optez pour une meilleure conservation (respecter la chaîne du froid, prêter attention aux dates de péremption…), et l’accommodation ou la congélation des restes.
  3. On pense aussi, si on a un jardin, à faire un compost pour valoriser sur place les déchets organiques (coquilles d’oeufs, marc de café, filtres en papier, pain, laitages, croûtes de fromages, épluchures et fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, restes de repas…), ce qui permet de réduire d’un tiers au moins le poids de sa poubelle mais aussi de produire un engrais de qualité pour le jardin. 

Source :

  • Mescoursespourlaplanète.com
  • La Revue Durable

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