3 réflexions sur la grossophobie

Le dictionnaire Robert définit la grossophobie depuis 2019 :
Grossophobie : ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses.

Chers médecins, pas la peine de me sermonner sur mon poids à chaque grippe ou angine pour laquelle je viens vous consulter. Je sais déjà que vous voudriez que je maigrisse « pour mon bien », dites-vous. Merci, mais je suis au courant que je suis grosse, obèse même. Depuis mon enfance, à chaque fois que je fais un pas hors de chez moi, les regards, les discours, de proches ou d’étrangers, ne cessent de me le rappeler.

Anouch, Lettre ouverte d’une fille grosse aux toubibs

Apologie de l’obésité

Non, la lutte contre la grossophobie n’est pas une apologie de l’obésité. L’objectif est l’acceptation, la tolérance des corps gros. Le but n’est pas que le standard passe à la grosseur et que la minceur devienne, à son tour, stigmatisée. L’objectif est une cohabitation proportionnelle des corps différents en taille et en silhouette, à l’image de la société. S’émanciper de la grossophobie, c’est s’émanciper de la violence que la société met dans les valeurs associées à la nourriture. La société donne une légitimité à certains corps, mais pas à d’autres. Tout en se cachant derrière l’injonction « à la bonne santé ».

L’hostilité

La vie de la majorité des personnes grosses est parsemée de micro-aggressions pouvant avoir des effets non-négligeables sur leur santé physique et/ou psychologique. L’exclusion et le jugement d’autrui peuvent entre autres amener les personnes grosses à développer des problèmes d’estime de soi, de l’anxiété, divers troubles reliés à la dépression, des troubles alimentaires, et plus encore. Chaque personne est affectée différemment et les conséquences peuvent être masquées par d’autres motifs.

Dès le plus jeune âge

Le premier lieu de discrimination, c’est la famille ! Les parents, sous l’effet de la pression sociale et médicale parfois, n’ont pas d’autre choix que d’appliquer les messages véhiculés du « Manger moins, bouger plus » relayés par les « plans nutrition » : l’enfant obèse est empêché de manger comme ses frères et sœurs, c’est un enfant à qui l’on fait faire du sport de façon excessive… Ce qui ne fait que renforcer la culpabilisation des parents et des enfants, dont le poids continue de s’accroître.


Comment lutter contre la grossophobie à son échelle? Cela peut passer par témoigner de ce que l’on vit ou par dire stop et ne plus se forcer à rire à des propos ou blagues grossophobes. Chacun à son échelle et au quotidien peut agir.

Sources: https://grossophobie.ca/, https://www.ma-grande-taille.com/, https://www.larevuedupraticien.fr/

Léa de Lima

Diététicienne-nutritionniste & sophrologue, je vous accompagne à apaiser votre relation avec votre corps et votre alimentation.

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